Life+ Pétrels, Pétrel de Barau
Sa taille moyenne 38 cm
Son poids moyen 380 grammes
Son envergure 96 cm

présentation

Pétrel de Barau
Pterodroma baraui

Identification

Le Pétrel de Barau, appelé aussi « taille-vent » ou encore « fouquet », cette espèce endémique de La Réunion est menacée d’extinction.

C’est un oiseau marin de taille moyenne. La coloration dorsale est gris bleuté et noir. Le dessous est blanc. Le front est blanc, le bec est noir et court. Les pattes sont bicolores. Le contraste entre le dos clair et les ailes est beaucoup plus marqué chez les jeunes que chez les adultes, parfois les jeunes à l’envol conservent encore du duvet.

STATUT

en danger d’extinction

POPULATION

Entre 6000 et 8000 couples

HABITATS

Entre 2 300 et 3000 m d’altitude sur les massifs suivants : Piton des Neiges, Gros Morne, Grand Bénare. Les terriers sont creusés dans des replats proches de falaises.

REPRODUCTION

Été austral (arrivée en septembre, ponte en novembre, envol du poussin en avril)

ALIMENTATION

Calmars et poissons épipélagiques

1ER RETOUR EN COLONIE

vers 3 à 6 ans

FIDELITE

Forte fidélité au site de nidification et au partenaire (choix d'un partenaire à vie)

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QUELQUES CHIFFRES ALARMANTS

Entre 6000 et 8000 couples

NICHENT A LA REUNION EN 2015

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informations complémentaires

> Statut

Cette espèce est protégée à La Réunion depuis 1989, sa population est estimée entre 6000 et 8000 couples (LE CORRE, M. & SAFFORD, R. 2001) voir supérieur à 10000 couples (données non publiées).

> Biologie

C’est un oiseau fidèle. En effet, il niche habituellement chaque année dans le même terrier, et choisit un partenaire pour la vie ! Cet oiseau se reproduit pendant l’été austral : arrivé à la colonie en septembre, il pond en novembre, l’éclosion a lieu fin décembre et les poussins s’envolent vers le mois d’avril. Les adultes, eux, quittent La Réunion durant le mois de mars.La survie des oiseaux adultes est très élevée.
Après la saison de reproduction, les adultes restent près de 6 mois en mer (d’Avril à Septembre) pour se nourrir et ne reviennent pas sur terre.
Nous ne connaissons pas la route migratoire des jeunes oiseaux. Le jeune pétrel effectue son premier retour sur les colonies vers l’âge de 3 à 6 ans.

Il se nourrit de calmars et de poissons épipélagiques*.
* : poisson de haute mer vivant au dessus de 200 mètres ;

> Ses caractéristiques

Il s’agit du seul pétrel visible de jour au-dessus des terres à La Réunion.

Cet oiseau marin est le seul au monde avec le Pétrel de Hawaï à nicher à haute altitude.

> Ses menaces

Cet oiseau est fortement menacé par les chats (poussins et adultes concernés), les rats également mangent les œufs des pétrels. Il faut savoir qu’un seul chat (chats errants abandonnés dans les coins les plus reculés de l’île) peut à lui seul tuer 90 pétrels par an. Les pétrels pondent un seul œuf par an. Cela réduit considérablement la population de cette espèce.

La pollution lumineuse est une menace majeure pour les pétrels en plus d’être dangereuse pour les tortues et la santé humaine. Lors de l’envol des jeunes pétrels, les spots lumineux des villes provoquent l’échouage de centaines d’oiseaux chaque année.

C’est pourquoi, pendant le mois d’Avril, une campagne appelée « Nuits Sans Lumière » est déployée sur toute l’île de La Réunion, à l’initiative des collectivités, des associations et divers acteurs privés. Cette campagne d’extinction des lumières permet de favoriser l’envol des jeunes pétrels. Les poussins doivent rejoindre la mer, les spots lumineux produisent le même effet que le reflet des astres sur la mer. Ainsi, ce phénomène entraîne une grande confusion pour ces pétrels. Une fois touché le sol, les pétrels sont incapables de redécoller seul. Ils ont besoin d’être portés ou d’être au bord d’une falaise pour pouvoir s’envoler.

Le réseau de sauvetage de la SEOR a été crée pour prendre en charge les oiseaux échoués, les soigner et les rendre à la vie sauvage sains et saufs. Il a besoin d’encore plus de soutien pour parvenir à sauver un nombre grandissant d’oiseaux échoués.

Les déchets laissés dans les milieux naturels favorisent forcément la présence des prédateurs : chats et rats profitent de ces dépôts sauvages pour s’alimenter plus facilement.

Il faut savoir que les « déchets » ne sont pas uniquement des emballages plastiques, mais aussi des restes de nourritures. Les fruits, les noyaux, les épluchures, un trognon de pomme ou même un « grain » de letchis sont également considérés comme des déchets qui impactent fortement les milieux naturels de l’île. Ces éléments n’ont aucun bienfaits pour la nature, contrairement aux idées reçues, ils ne se compostent pas car ils sont consommés par les rats et les chats.

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