La migration des Pétrels noir de Bourbon est un mystère… oui, mais plus pour longtemps !

Depuis la découverte des 2 colonies de Pétrels noirs de Bourbon, nos équipes ont bien avancé ! Elles ont tout d’abord protégé les zones des prédateurs introduits et des actions de suivi ont ensuite été engagées. En effet, acquérir des connaissances sur cette espèce jusqu’alors méconnue est une nécessité afin d’optimiser les actions de conservation. Pour cela, une de nos armes fatales, le GLS (global location sensor), va nous permettre d’en savoir plus sur le mystérieux Pétrel noir de Bourbon!


Le GLS, petit capteur de luminosité et d’humidité (sec/mouillé) d’à peine un gramme, placé sur la bague de l’oiseau, nous permet d’en apprendre beaucoup sur la biologie et le mode de vie d’un individu. Ces petits capteurs sont capables d’enregistrer et de stocker des données sur une période d’environ 3 ans. Sensible à la moindre lumière, un GLS, enregistre les heures de lever et de coucher du soleil et donne ainsi des indications, après analyse, sur la position d’un individu équipé à une centaine de kilomètres près.

Posés sur les Pétrels noirs de Bourbon, ils peuvent nous donner bien d’autres informations ! Ils nous permettent de déduire les périodes de présence au terrier, d’étudier leur comportement en mer, le temps qu’ils passent sur colonie, la fréquence des allers/retours, leur comportement nocturne et diurne et la présence de lune ou non lors de leurs déplacements. Ces capteurs sont donc pleins de ressources, mais pour exploiter les données, contrairement aux balises Argos qui nous envoient les données en temps réel, il faut capturer à nouveau l’oiseau, récupérer le GLS, décharger les données et les analyser.

Les GLS ont été déployés en 2 sessions sur les 2 colonies de Pétrels noir de Bourbon suivi. La première, à la découverte des colonies en 2016/2017, s’est révélée peu concluante, 8 Pétrels noir de Bourbon avaient été équipés, mais les GLS ont pris l’eau à cause d’une série défectueuse. Ils n’ont donc pas permis d’obtenir de données, ce qui a retardé notre étude d’un an.
Sur la saison 2017/2018, 22 GLS ont été déployés sur les colonies, ils sont aujourd’hui, en cours de récupération (déjà 14 !) et les données seront traitées au cours d’un stage de Master 2 Biodiversité et EcoSystémes Tropicaux (BEST, Université de La Réunion) dont les résultats verront le jour en juin 2019.

On a hâte d’y être, pas vous ?

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